Le Journal d'À Corps des Cœurs
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Reconnaître ses besoins sans se sentir égoïste, et rester présent(e) à sa propre vie.
Il y a des personnes qui prennent soin de tout le monde. Souvent des femmes. Elles anticipent, organisent, rassurent, portent, donnent. Et quand on leur demande ce dont elles ont besoin, elles répondent parfois : « Je ne sais pas. »
Parce qu’elles ont tellement appris à regarder autour d’elles qu’elles ont fini par oublier de se regarder elles-mêmes.
On a longtemps transmis l’idée qu’être une « bonne » mère, une « bonne » compagne, une « bonne » fille, c’était donner sans compter. Alors on tient. On avance. On assure. Jusqu’au jour où le corps rappelle doucement : « Moi aussi, j’existe. »
Une fatigue qui ne passe plus. Une irritabilité inhabituelle. Une perte de désir. Une sensation de vide. Ou simplement cette impression de vivre en pilote automatique.
Si vous vous reconnaissez, ce n’est pas un manque de courage ni de gratitude. C’est le signe que vous avez beaucoup donné.
Le mot « égoïste » nous retient souvent. Pourtant, se choisir ne signifie pas se mettre au-dessus des autres. Cela signifie reconnaître que nos besoins ont eux aussi de la valeur, que nos limites méritent d’être respectées, que nous avons le droit de nous reposer avant d’être épuisé(e)s, de dire non avant d’être à bout, de prendre du temps pour nous sans justifier chaque minute.
Prendre soin de soi n’est pas un luxe. C’est une façon de rester présent(e) à sa propre vie, et donc aux personnes que l’on aime.
Quand on se met toujours après les autres, le corps finit souvent par le montrer : moins de désir, moins de présence, une difficulté à se laisser aller. Se choisir, c’est aussi redonner de l’espace à ses envies et à son plaisir, et pas seulement à ceux de l’autre.
Se choisir, c’est cesser de se mettre systématiquement après tout le monde.
Et pour une fois, écouter réellement la réponse.
Si cette fatigue dure ou pèse sur votre quotidien, parlez-en aussi à votre médecin. Et si vous sentez que vous avez du mal à vous accorder cette place, je peux vous accompagner, sans jugement, à votre rythme. [Prendre rendez-vous]