Le Journal d'À Corps des Cœurs
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Écouter ce que les émotions cherchent à raconter et retrouver un espace de sécurité intérieure.
Nous avons souvent appris à tenir bon. À retenir nos larmes, à continuer malgré la fatigue, à minimiser ce que nous ressentons. Comme si certaines émotions étaient de trop, comme si pleurer, avoir peur ou être en colère voulait dire que nous ne maîtrisions plus rien.
Pourtant, une émotion n’est pas une erreur. Elle vient nous informer de quelque chose.
Vous êtes dans les transports, ou en train de préparer le dîner, et soudain la gorge se serre sans raison apparente. Vous vous dites que ce n’est rien, que ça va passer, et vous continuez.
Ce que nous ne parvenons pas à mettre en mots se manifeste autrement : une gorge serrée, une poitrine oppressée, un ventre noué, des épaules contractées, une respiration qui change, une agitation intérieure. Le corps est souvent le premier endroit où l’on remarque que quelque chose ne va pas.
Si cela vous arrive, rien ne cloche chez vous. C’est la façon dont un être vivant et sensible réagit à ce qu’il traverse.
Écouter une émotion ne demande pas de chercher tout de suite son origine. On peut commencer très simplement, en une à deux minutes :
C’est parfois une première façon de ne plus lutter contre soi-même.
Si la sensation devient trop forte, vous pouvez changer d’appui : sentir vos pieds sur le sol, poser le regard sur trois objets autour de vous, allonger doucement votre expiration. Il ne s’agit pas d’aller au fond des choses, mais de rester présent(e) à votre rythme.
Accueillir une émotion ne veut pas dire lui donner tout le pouvoir. C’est lui faire une place assez grande pour pouvoir l’écouter. Et souvent, quand une émotion est enfin reconnue, quelque chose se détend. Pas parce qu’elle a disparu, mais parce qu’elle n’a plus besoin de crier aussi fort pour être entendue.
Quand on a pris l’habitude de retenir ce que l’on ressent, le corps garde parfois cette vigilance jusque dans l’intimité. Il devient plus difficile de se détendre, de se laisser toucher, de ressentir pleinement. Apprendre à accueillir ses émotions, c’est aussi redonner au corps la permission de se relâcher.
Nos émotions ne sont pas nos ennemies. Elles nous invitent à nous écouter autrement.
Si ce que vous ressentez est trop envahissant, ou dure depuis longtemps, vous n’avez pas à le porter seul(e). En séance, l’hypnose, la sexothérapie et le travail corporel offrent un espace sûr pour accueillir ce qui est là, à votre rythme, et retrouver peu à peu une sécurité intérieure. [Prendre rendez-vous]
Si ces sensations sont fréquentes ou intenses (oppression, palpitations), parlez-en aussi à votre médecin.