Le Journal d'À Corps des Cœurs
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Retrouver ses sensations, ralentir et réapprendre à habiter son corps, un souffle à la fois.
On ne s’éloigne presque jamais de soi d’un seul coup. Cela se fait en douceur, presque sans bruit.
Les journées s’enchaînent. On pense aux enfants, au travail, au couple, à la maison, aux autres. On anticipe, on organise, on assure. Et quelque part au milieu de tout cela, une question reste sans réponse : « Et moi, comment je vais ? »
Un soir, sous la douche, on se surprend à penser à la liste du lendemain, sans avoir senti l’eau couler. On a mangé sans goûter. On a embrassé sans être vraiment là. Le corps était présent, mais nous, on était ailleurs.
Alors le corps se fait discret. Il ne disparaît pas : il attend.
Il continue de parler, simplement autrement. Par une fatigue qui s’installe, des épaules qui se crispent, un sommeil qui ne répare plus, un ventre noué, un souffle devenu court. Parfois, par cette impression étrange de fonctionner plus que de vivre, comme si l’on regardait sa propre vie depuis la fenêtre.
Si vous vous reconnaissez, sachez-le : ce n’est ni un défaut, ni un manque de volonté. C’est une réaction profondément humaine. Quand on porte beaucoup, trop longtemps, le corps se met en mode « tenir », et les sensations les plus fines (la détente, le désir, le plaisir) passent au second plan.
Elles ne sont pas perdues. Elles attendent qu’on leur refasse de la place.
Nul besoin d’une grande transformation. Il suffit parfois de :
Puis de fermer les yeux et de se demander : « Qu’est-ce que je ressens, là, maintenant ? »
Sans chercher la bonne réponse. Parfois la réponse est « rien », et c’est déjà un point de départ. Une à deux minutes par jour suffisent pour commencer.
Se reconnecter à son corps, ce n’est pas le contrôler. C’est apprendre à l’écouter, avec ses limites autant que ses élans.
Quand on s’est éloigné de son corps, l’intimité peut s’en ressentir : on est moins présent(e) aux
caresses, plus difficile à émouvoir, on se regarde « de l’extérieur ». Revenir à ses sensations dans la vie quotidienne, c’est aussi préparer le terrain pour retrouver du plaisir, à son rythme.
Et peu à peu, quelque chose revient. La respiration. La présence. L’envie. Le plaisir. Cette sensation d’être à nouveau chez soi.
Revenir à son corps, c’est revenir à soi.
Vous n’avez pas à faire ce chemin en solitaire. En séance, par la sexothérapie, l’hypnose et la réflexologie plantaire, j’accompagne ce retour à soi à votre rythme, sans jugement, dans un espace où tout peut se dire, et où l’on peut aussi se taire. [Prendre rendez-vous]
Si la fatigue, les douleurs ou les troubles du sommeil persistent, n’hésitez pas à en parler aussi à votre médecin.