Le Journal d'À Corps des Cœurs
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Changer de regard sur le désir et retrouver une relation plus libre à sa sexualité.
« Pourquoi je n’ai plus envie ? » Et presque aussitôt, une autre voix répond : « Je devrais pourtant avoir envie… »
Imaginez une soirée ordinaire. La journée est enfin terminée, la maison est calme, votre partenaire s’approche avec tendresse. Et vous, vous sentez surtout l’envie de dormir, accompagnée d’un petit nœud de culpabilité. Vous l’aimez. Tout va bien. Alors pourquoi le désir n’est-il pas au rendez-vous ?
Combien de personnes se sont déjà tenu ce dialogue en silence, avec un peu de honte ? Comme si le désir était un devoir. Comme s’il fallait en avoir parce qu’on aime, parce qu’on est en couple, parce que « tout va bien », parce que cela fait longtemps.
Mais le désir n’est pas une liste de choses à faire. Il ne se commande pas, il ne se force pas. Et son absence, à un moment donné, ne dit pas que quelque chose ne va pas chez vous, ni dans votre couple.
Au fil de la vie, beaucoup de personnes traversent des périodes où le désir s’éloigne, et dans les relations qui durent, c’est particulièrement fréquent. Pourtant, nous continuons d’imaginer le désir comme quelque chose de spontané, toujours disponible, qui devrait surgir avant même que la rencontre commence.
Pour beaucoup, le désir fonctionne autrement. Il est réactif : il apparaît après le début de la connexion.
Vous n’avez pas particulièrement envie, mais vous vous rapprochez. Une conversation qui détend, un regard, un baiser, une caresse, un sentiment de sécurité… et soudain, quelque chose s’éveille. L’envie n’était pas là au départ. Elle est née de la rencontre.
L’envie n’est donc pas toujours le point de départ. Elle peut devenir le chemin.
Et cela change tout. Si vous attendez d’avoir envie pour vous rapprocher, alors que votre désir a besoin de proximité pour apparaître, vous risquez de tourner en rond, et de conclure à tort qu’il a disparu.
Le désir est sensible à tout ce qui compose une vie : la fatigue, la charge mentale, le stress, les responsabilités, la relation à son corps, la qualité du lien avec l’autre, la disponibilité intérieure.
Alors, quand il semble absent, peut-être mérite-t-il d’abord d’être écouté plutôt que réparé. Votre corps ne demande pas forcément de faire davantage. Il demande parfois qu’on lui redonne de l’espace.
Quelques pistes, si elles vous parlent :
Se rapprocher ne veut jamais dire se forcer. Le consentement reste libre, à chaque instant : vous pouvez avancer, ralentir, ou dire non.
Le désir ne se force pas. Il se rencontre.
Et derrière une question de sexualité, il y a souvent bien davantage : une personne qui cherche à retrouver le chemin vers elle-même.
Si ce sujet vous touche, vous n’avez pas à l’explorer seul(e). En séance, la sexothérapie et l’hypnose offrent un espace sans jugement, sans norme et sans pression, où votre désir peut être entendu à votre rythme. [Prendre rendez-vous]
Une baisse de désir durable peut aussi avoir des causes physiques, hormonales ou liées à certains traitements : n’hésitez pas à en parler à votre médecin.