Reprendre une vie intime après une séparation ou une longue période sans

Se remettre à désirer, à se montrer et à faire confiance, sans pression et à son rythme.


Une séparation, un deuil, une longue période de célibat, de maladie ou de distance. Les mois ou les années ont passé, et la question revient, avec un mélange de curiosité et d’appréhension : « Comment recommence-t-on ? »


Beaucoup de personnes se demandent si elles sauront encore, si leur corps a changé, si elles pourront de nouveau faire confiance, ou si elles ont encore envie. Ces questions sont normales. Il n’y a pas de retard à rattraper ce qui peut se passer.


Le corps garde la mémoire du lien et de la perte. On peut ressentir de la gêne à l’idée d’être vu(e) ou touché(e), la peur de comparer, de ne pas plaire, de ne pas « se souvenir », ou celle de ne plus rien ressentir. Certains se précipitent pour « se prouver quelque chose », d’autres évitent toute rencontre. On peut aussi ressentir de la culpabilité, surtout après un deuil ou une séparation difficile, comme si désirer de nouveau trahissait quelque chose ou quelqu’un. D’autres, enfin, découvrent un désir nouveau, plus libre, et ne savent pas quoi en faire.


Rien de tout cela n’est anormal. Ce sont des étapes, pas des défauts.


Retrouver ses sensations avant de retrouver quelqu’un


La reprise commence souvent par soi : redécouvrir son corps, ses préférences, ce qui vous fait du bien. Un bain, un massage, la danse, la marche, un moment de calme, des caresses que vous vous accordez à vous-même. Il n’y a rien à prouver. Le désir revient plus facilement quand le corps est redevenu un lieu de bien-être.


Avancer à votre rythme


  • Choisir le moment. Vous n’avez pas à « vous remettre sur le marché » ni à répondre aux attentes de l’entourage.
  • Choisir la personne. Se sentir en sécurité, écouté(e) et respecté(e) compte plus que l’envie du moment.
  • Dire où vous en êtes. « Cela fait longtemps », « J’ai besoin de temps » : une personne bienveillante l’entendra.
  • Ne rien devoir. Vous pouvez avancer d’un baiser, d’un contact, puis vous arrêter. Votre consentement vous appartient à chaque instant.
  • Prendre soin de votre santé sexuelle. Après une longue période, protection (préservatif) et dépistage régulier restent importants avec un(e) nouveau(elle) partenaire.
  • Accepter l’imperfection. La première fois peut être maladroite, émouvante, drôle ou étrange. Ce n’est pas un test.


Si cela reste difficile


Si la peur, la gêne ou la culpabilité vous empêchent d’avancer, ou si une douleur ou une difficulté physique réapparaît, vous n’avez pas à vous débrouiller seul(e). Un accompagnement permet de comprendre ce qui se joue et de reprendre confiance à votre rythme.


À Corps des Cœurs, c’est un espace sans jugement, sans norme et sans pression : vous pouvez y parler de ce qui est resté en suspens, et avancer à votre pas. [Prendre rendez-vous]


Si la douleur, l’inconfort ou la peur sont importants, un avis médical peut aussi être utile.