Se découvrir, se questionner : orientation, identité et désir hors des cases

Un espace pour explorer ce que vous ressentez, à votre rythme, sans étiquette et sans jugement.


Certaines personnes savent très tôt ce qu’elles ressentent. D’autres le découvrent à 30, 45 ou 60 ans. Certaines se posent des questions pendant des années, sans oser en parler : « Est-ce que je suis attiré(e) par ceux de mon sexe ? », « Est-ce que je me sens vraiment homme ou femme ? », « Pourquoi mon désir ne ressemble pas à ce qu’on attend ? », « Et si je ne ressentais pas de désir sexuel ? »


Se poser ces questions n’est ni anormal, ni un problème, ni une phase. C’est une façon de mieux se connaître.


Il n’y a pas une seule façon de vivre le désir


Le désir peut se tourner vers des personnes de genres différents, vers une seule, ou dépendre davantage de la relation que du genre. On peut se sentir attiré(e) sans désirer passer à l’acte, aimer sans désirer, désirer sans aimer, ou ne pas ressentir d’attirance sexuelle. Le rapport à son identité de genre peut lui aussi évoluer ou se vivre en dehors des cases.


Ces réalités ne sont pas des « troubles » à corriger. Aucune ne dit quoi que ce soit de votre valeur, de votre sérieux ou de votre capacité à aimer.


Pourquoi c’est parfois si difficile


Peur du regard de la famille, de l’entourage ou de la religion. Peur de perdre un couple, des amis, une place. Éducation qui n’a laissé aucune place à ces questions. Sentiment d’avoir « trop tard » découvert quelque chose. Peur de ne pas être compris(e), ou de devoir « choisir » une étiquette. On peut aussi se sentir seul(e) avec ce que l’on ressent, d’autant plus quand on est en couple ou parent.


À votre rythme


  • Vous n’avez pas à vous définir. Un mot, une étiquette ou une case ne sont pas obligatoires. Vous pouvez simplement dire « je me pose des questions ».
  • Vous n’avez pas à en parler à tout le monde. Vous choisissez avec qui, quand et comment. Aucune obligation de « faire son coming out ».
  • Vous pouvez explorer par l’imaginaire, par la parole ou par l’expérience, tant que vous restez respecté(e) et que le consentement de chacun l’est aussi.
  • Vous pouvez changer. Ce que vous ressentez aujourd’hui peut évoluer, et cela n’invalide rien.
  • Vous pouvez vous entourer de personnes bienveillantes, de lieux d’écoute ou d’associations dédiées.


Quand on est en couple


Découvrir une part de soi peut bouleverser la relation : peur de perdre l’autre, culpabilité, peur de blesser. Prenez le temps de comprendre ce que vous ressentez avant d’en parler, puis choisissez des mots simples. Votre partenaire a, lui aussi, droit à ses émotions et à du temps pour accueillir ce que vous dites. Une écoute extérieure peut aider chacun à rester respecté(e).


À Corps des Cœurs, c’est un espace sans norme et sans jugement, où vous pouvez déposer vos questions sans avoir à vous justifier, et avancer à votre rythme. [Prendre rendez-vous]


Si vous vivez du harcèlement, des menaces ou des violences liés à votre orientation ou à votre identité, votre sécurité passe avant tout : des associations d’écoute et d’aide existent.