Le Journal d'À Corps des Cœurs
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Des mots pour comprendre, ressentir et avancer…
Le poids du regard extérieur, le besoin de plaire et la peur du jugement : retrouver un regard plus doux sur soi et sur son corps.
Vous vous regardez dans le miroir et votre attention se pose aussitôt sur ce qui vous déplaît. Un ventre que vous aimeriez plus plat, des rides qui apparaissent, une poitrine qui a changé… Ou cette impression plus diffuse de ne jamais être tout à fait comme il faudrait.
Et si vous aviez appris, au fil des années, à vous regarder avec les yeux des autres ?
Une remarque entendue dans l’enfance, une comparaison, une critique sur votre apparence, des images auxquelles vous vous êtes souvent mesuré(e)… Peu à peu, certains regards extérieurs deviennent notre propre discours intérieur. Nous ne voyons plus seulement notre corps tel qu’il est : nous le regardons à travers ce que nous imaginons qu’il devrait être pour être aimé, accepté ou désiré.
Quand le regard des autres devient notre propre juge
Dès l’enfance, nous nous situons dans le regard de ceux qui nous entourent. Compliments, critiques et comparaisons participent à construire l’image que nous avons de nous. À l’âge adulte, nous pouvons continuer à chercher l’approbation, à surveiller notre apparence ou à adapter nos comportements pour éviter les jugements.
Prendre soin de soi, aimer se sentir beau ou belle, vouloir plaire : rien de cela n’est un problème. Le désir de séduire peut être une source de plaisir. La difficulté apparaît quand plaire devient une condition pour se sentir suffisamment bien, quand notre valeur semble dépendre de l’approbation reçue. À force de vouloir correspondre aux attentes, nous perdons de vue ce qui nous plaît, à nous.
Le corps : un lieu de vie ou un objet à évaluer ?
Notre corps nous permet de ressentir, de bouger, de toucher, d’embrasser, de danser. Pourtant, il arrive que nous ne le vivions plus de l’intérieur. Nous nous demandons si notre ventre se voit, si une position nous met en valeur, si nous paraissons assez jeunes ou assez séduisants.
Au lieu de sentir notre corps, nous l’observons. Au lieu de vivre un instant, nous nous demandons ce que l’autre pense de nous. Cette surveillance permanente est épuisante et nous éloigne de nos sensations.
L’enjeu n’est pas forcément d’aimer chaque détail de son corps. Il peut d’abord s’agir d’apprendre à ne plus le considérer comme un ennemi.
Image de soi et sensualité
Ce regard intérieur prend une place particulière dans l’intimité. Se déshabiller devant un partenaire, se laisser toucher ou regarder peut devenir difficile quand on craint que certaines parties de son corps soient jugées. Une lumière trop vive, une cicatrice ou un changement physique peuvent suffire à faire naître de la gêne.
L’attention glisse alors du plaisir vers l’apparence : suis-je désirable ? Est-ce que l’autre remarque mes complexes ? On peut désirer l’autre et, en même temps, avoir peur d’être pleinement vu(e).
La sensualité ne dépend pourtant pas d’un corps parfait. Elle se nourrit de présence, de confiance, de curiosité, et de la possibilité de se sentir assez en sécurité pour accueillir ses sensations. Vous n’avez pas à dépasser vos complexes sur commande : vous pouvez avancer à votre rythme, choisir ce qui vous met à l’aise et poser vos limites.
Comment commencer à changer son regard sur soi ?
Votre valeur ne se résume ni à votre silhouette, ni à votre âge, ni à votre peau. Vous n’avez pas à atteindre un idéal pour mériter de la tendresse, du respect, du désir ou du plaisir. Vous n’avez pas besoin de devenir quelqu’un d’autre pour vous sentir bien dans votre peau : vous pouvez commencer par vous accorder le regard que vous auriez aimé recevoir.
Si ce regard pèse sur votre confiance, vos relations ou votre intimité, je vous accompagne à À Corps des Cœurs, en sexothérapie ou en hypnose, sans chercher à vous faire entrer dans un nouvel idéal. [Prendre rendez-vous]
Si les préoccupations liées à votre apparence deviennent envahissantes ou perturbent fortement votre quotidien, un accompagnement par un professionnel de santé peut aussi être indiqué.